
Ingrid Betancourt…
Sur une carte de visite il y a très rarement noté : « otage… » ou alors il faut de l’humilité, face aux revers de l’existence, rien d’autre ne serait écrit que ce mot « otage », pas d’énumération de diplômes, de fonctions plus ou moins prestigieuses ou tape-à-l’œil ni de ce désir de paraître au travers de ce petit carton, self-service, une manière de vouloir se vendre.
Mais vendue Ingrid l’a déjà été et ce n’est pas fini, elle est au cœur de sombres démarches et tractations depuis des années, entre les responsables des FARCS –forces armées révolutionnaires de Colombie et un gouvernement colombien paraissant depuis des années peu pressé de trouver une solution.
Ingrid n’est pas la seule à s’être retrouvée otage, ils sont nombreux avec elle comme Clara Rojas son amie et directrice de campagne qui n’a pas voulu l’abandonner aux terroristes et tous ils voient filer leur vie en sentant forces et espérances s’affaiblir.
Voici que nous parvient une vidéo de cette femme incarnant le courage, otage depuis le 23 février 2002.
Chaque jour paraissent de nouveau articles qui lui sont consacrés, en France surtout parce qu’elle y a vécu la majeure partie de son enfance et qu’elle a étudié à l’Institut d’études politiques de Paris. (Sciences PO)
Une femme de cœur, de lutte, condamnant la corruption des politiques de son pays, luttant contre la pauvreté et le narco-trafic. Porteuse d’une immense espérance, approchant de plus en plus près du pouvoir colombien dont elle inquiète les représentants, et surtout portée par une ferveur populaire. Une femme qui a pris des risques.
Une mère généreuse aussi, celle de Mélanie et Lorenzo qui n’ont pas cessé depuis plus de cinq ans de lutter pour qu’elle soit libérée.
Ingrid Betancourt aura 46 ans le 25 décembre…. Elle est vivante. Une vidéo datée du 24 octobre dernier la montre ici.
Elle est vivante, mais si amaigrie, épuisée. Comme cela relativise nos problèmes nous qui sommes libres, qui voyons grandir nos enfants et qui pouvons aller où nous voulons !
http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/30/01003-20071130ARTFIG00304-une-preuve-de-vie-dingrid-betancourt.php?ppcseid=3917&ppcsekeyword=ingrid+betancourt+vid%c3%a9o&mmtctg=464819539&mmtcmp=14203939&mmtmt=5&mmtgglcnt=0&gclid=CLa80PzHiZACFREJZwodIzhisQ
Sur une carte de visite il y a très rarement noté : « otage… » ou alors il faut de l’humilité, face aux revers de l’existence, rien d’autre ne serait écrit que ce mot « otage », pas d’énumération de diplômes, de fonctions plus ou moins prestigieuses ou tape-à-l’œil ni de ce désir de paraître au travers de ce petit carton, self-service, une manière de vouloir se vendre.
Mais vendue Ingrid l’a déjà été et ce n’est pas fini, elle est au cœur de sombres démarches et tractations depuis des années, entre les responsables des FARCS –forces armées révolutionnaires de Colombie et un gouvernement colombien paraissant depuis des années peu pressé de trouver une solution.
Ingrid n’est pas la seule à s’être retrouvée otage, ils sont nombreux avec elle comme Clara Rojas son amie et directrice de campagne qui n’a pas voulu l’abandonner aux terroristes et tous ils voient filer leur vie en sentant forces et espérances s’affaiblir.
Voici que nous parvient une vidéo de cette femme incarnant le courage, otage depuis le 23 février 2002.
Chaque jour paraissent de nouveau articles qui lui sont consacrés, en France surtout parce qu’elle y a vécu la majeure partie de son enfance et qu’elle a étudié à l’Institut d’études politiques de Paris. (Sciences PO)
Une femme de cœur, de lutte, condamnant la corruption des politiques de son pays, luttant contre la pauvreté et le narco-trafic. Porteuse d’une immense espérance, approchant de plus en plus près du pouvoir colombien dont elle inquiète les représentants, et surtout portée par une ferveur populaire. Une femme qui a pris des risques.
Une mère généreuse aussi, celle de Mélanie et Lorenzo qui n’ont pas cessé depuis plus de cinq ans de lutter pour qu’elle soit libérée.
Ingrid Betancourt aura 46 ans le 25 décembre…. Elle est vivante. Une vidéo datée du 24 octobre dernier la montre ici.
Elle est vivante, mais si amaigrie, épuisée. Comme cela relativise nos problèmes nous qui sommes libres, qui voyons grandir nos enfants et qui pouvons aller où nous voulons !
http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/30/01003-20071130ARTFIG00304-une-preuve-de-vie-dingrid-betancourt.php?ppcseid=3917&ppcsekeyword=ingrid+betancourt+vid%c3%a9o&mmtctg=464819539&mmtcmp=14203939&mmtmt=5&mmtgglcnt=0&gclid=CLa80PzHiZACFREJZwodIzhisQ
Elle a écrit aussi à sa mère pour remercier et pour dire qu’elle risque de ne plus résister longtemps aux ravages de cette survie.
"Ici nous vivons comme des morts"
(AFP) - "Ici nous vivons comme des morts", raconte l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de cinq ans par la guérilla colombienne des Farc, dans une lettre à sa famille, selon des extraits diffusés samedi à la presse.
"Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités", dit l’otage dans une lettre écrite en espagnol de 12 pages adressée à sa mère Yolanda Pulecio et dont des extraits ont été traduits et diffusés samedi à Paris par les comités de soutien à Ingrid Betancourt.
"La vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps", dit-elle, racontant les conditions de "stress" de sa vie de femme vivant "au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans". "Chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal", raconte-t-elle, ajoutant que la guérilla prive les otages "de ce que nous chérissons le plus", citant les photos et dessins de ses enfants et neveux.
Elle dédie ses écrits aux membres de sa famille "qui sont mon oxygène". Elle rend hommage au président vénézuélien Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba qui ont mené une médiation pour obtenir la libération des otages.
Cette mission a été brusquement interrompue par le président colombien le 22 novembre, peu après la visite de M. Chavez à Paris.
"A Piedad et Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration", dit-elle. Elle s’en remet aussi à la France et aux Etats-Unis pour obtenir sa libération.
"A Piedad et Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration", dit-elle. Elle s’en remet aussi à la France et aux Etats-Unis pour obtenir sa libération.
"J’aime la France avec mon coeur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager", écrit-elle plus loin.
"Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts", ajoute-t-elle.
4 commentaires:
Pauvre femme même en imaginant ce qu'elle endure je me dis qu'on ne sait pas nous ce qu'elle à ' ressent c'est horrible pourquoi fait-on des otages? pourquoi y a t-il tant de morts, de guerres pourquoi le monde n'est pas plus simple...
C'est dégoûtant de faire ça à cette femme!!!!
Stepheline, pourquoi tu dis "cette femme"? Une femme ou un homme, n'importe qui c'est degoutant...
euh j'ai dit cette femme parce que il se trouve que Ingrid Betancourt est... une femme!!! Si ca avait été un homme j'aurais dit cet homme =S
Stéphéline
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